L’île des esclaves

Mai
LUN 04
20h30
MAR 05
19h30
Théâtre
Durée 1h
Tarif a
Création
On dirait que c’est moi qui commande...

Texte Marivaux
Mise en scène Jacques Vincey
Collaboration artistique Camille Dagen Scénographie Mathieu Lorry-Dupuy
Lumières Marie-Christine Soma
Costumes Céline Perrigon
Maquillage et perruques Cécile Kretschmar
Son Alexandre Meyer,
avec les comédien·ne·s de l’ensemble artistique du T° (Théâtre Olympia)
Blanche Adilon : Euphrosine, dame athénienne, Mikaël Grédé : Iphicrate, gentilhomme athénien, Charlotte Ngandeu : Trivelin, magistrat de l’île, Diane Pasquet : Cléanthis, esclave d’Euphrosine
En cours : Arlequin, l’esclave d’Iphicrate

Production +

Production et coproduction Centre Dramatique National de Tours – Théâtre Olympia soutien dispositif Jeune Théâtre en Région Centre-Val-de-Loire avec la participation artistique du Jeune Théâtre National.

Mise en scène Jacques Vincey – CDN de Tours

La pièce de Marivaux commence comme une promesse d’aventures excitantes : de jeunes voyageurs athéniens se trouvent échoués sur une île utopique, où, dit-on, les privilèges ont été abolis pour qu’y règne l’égalité. Or bientôt les quatre jeunes gens se voient forcés d’échanger leurs rôles sociaux sur ordre express de Trivelin, gouverneur de cette mystérieuse république de l’Île des esclaves. La délicate maîtresse entrera au service de son ancienne servante et l’esclave Arlequin commandera à celui qui était son « patron ».Et voici que le jeu devient vertige. Aux uns de jubiler, aux autres de se morfondre. Vivre quelques heures dans la peau de quelqu’un d’autre. Changer de prénom, changer pour de bon de destin : qui n’a jamais rêvé pouvoir faire un jour cette singulière expérience ? « Tu serais moi, je serais toi / On jouerait aux naufragés ! / On dirait que c’est moi qui commande… » Que ce soit dans une cour de récréation, dans la salle de répétition d’un théâtre à l’heure de la distribution ou bien dans l’intimité, la répartition des rôles se trouve à l’origine de tous les jeux. Dans l’Île des esclaves, ce sont les rapports sociaux fondés sur la hiérarchie des rangs qui se révèlent plus absurdes et précaires que des tigres de papier.

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