Portraits, 10 ans après

Avr
SAM 25
du mercredi au vendredi de 14h à 18h, les samedis et dimanches de 14h à 17h. Entrée libre.
Gratuit
Exposition
Vernissage le vendredi 24 avril à 18h30
Edmond Baudoin et Lætitia Carton

La Scène nationale d’Aubusson propose de découvrir les nouveaux portraits des habitants de Faux-la-Montagne par l’illustrateur Edmond Baudoin et interviewés par Lætitia Carton, le temps d’une exposition qui se tiendra du 25 avril au 8 juin 2026.

Avec ce projet imaginé par Laetitia Carton, réalisatrice et habitante de Faux-La-Montagne, Edmond Baudoin a poursuivi son travail d’humaniste du dessin, dans la lignée des chroniques sensibles et sociales qu’il mène depuis des décennies. Son regard bienveillant et curieux, associé à son art de la rencontre et de la parole, a restitué la richesse de ce village de 409 habitants, niché au coeur du Plateau de Millevaches. À travers ses portraits et leurs mots, Baudoin a capté la beauté de l’ordinaire, révélant combien chaque visage, chaque voix, raconte une part du territoire.
Dix ans après l’expo et le livre Portraits, Faux-la-Montagne, retour au village ! Edmond Baudoin a été accueilli à nouveau à Faux-la-Montagne dans le cadre d’une résidence avec Lætitia Carton soutenue par la DRAC Nouvelle-Aquitaine du 9 au 14 février.

Pour cette nouvelle série de rencontres, la question était : « Idéalement, comment imagines-tu la vie ici dans 20 ans ? À quoi aimerait-tu qu’elle ressemble à l’aube de 2050 ? » Les artistes Lætitia Carton et Edmond Baudoin ont eu cette fois-ci envie de nourrir les imaginaires et de créer des futurs désirables.

Rencontre avec Edmond Baudoin
Théâtre Jean Lurçat : Pourquoi ce besoin de revenir à Faux-la-Montagne ? Pensez-vous que le village et ses habitants ont changé ?
Edmond Baudoin : Il était important de suivre une population précise dans un lieu donné. Je suis venu une première fois en 2015 ; revenir en 2026, revoir les mêmes personnes et leur poser des questions similaires permet d’analyser ce qui s’est passé entretemps et de comprendre comment une population évolue.

T.J.L. : Vous alliez dans ce projet vos talents respectifs : l’écoute, l’observation, l’écriture et le dessin. Est-ce facile de travailler ainsi à deux artistes ?!
E.B. : Oui, car Lætitia Carton vit à Faux-la-Montagne. Son lien avec les habitants est plus personnel. Cela permet, dans certains échanges que j’ai avec eux en tant qu’étranger, d’aller plus loin, d’obtenir des dialogues plus précis et plus riches.