« Atelier du Pestacle » gratuit sur inscription pour les 4-12 ans avec La Limou’Zine
Chorégraphie Bienvenue Bazié, Auguste Ouédraogo Écriture Elsa Gribinski Composition musicale Cédric Jeanneaud Sur une idée originale de Cédric Jeanneaud Danse et voix Bienvenue Bazié, Auguste Ouédraogo, Fatou Traoré Voix principale Elsa Gribinski Musique et voix Cédric Jeanneaud, Gianna Caronni, Laura Caronni, Wendlavim Zabsonré Régie générale et lumière Fabrice Barbotin Régie son Benjamin Wunchs Création costumes Vincent Dupeyron Regard extérieur/technique voix-diction Éric Chevance Chargée de production/diffusion Manon Dromard
Production Cie Auguste-Bienvenue Coproductions DRAC Nouvelle-Aquitaine, OARA, Opéra de Limoges, CCN Mille Plateaux – La Rochelle, Théâtre des 4 Saisons Gradignan, Glob Théâtre – Bordeaux Aides à la résidence IDDAC, Ville d’Arès, Opéra National de Bordeaux Soutiens Fondation pour la Mémoire de l’Esclavage, Agence Française de Développement Partenaires Mémoires & Partages, La Flamme de l’Égalité
Cie Auguste-Bienvenue
Mesure[s]… celle du temps qui passe, celle qui permet d’évaluer, celle mise en œuvre pour avoir un résultat… en partant du concret des mathématiques, le triangle composé de chorégraphes, musicien et écrivaine interroge les notions de territoire, de déplacements, de possession, de bêtise, pour écrire une autre Histoire.
La genèse de Mesure[s] est hybride, issue de trois entités créatrices : le livret de la pièce est écrit par Elsa Gribinski, également à la voix principale au plateau, la musique est composée par Cédric Jeanneaud, également au piano et la Cie Auguste Bienvenue est à la danse et à sa chorégraphie.
Pour la composition, Cédric Jeanneaud imagine une fiction historique dans laquelle la terre tournerait à l’envers ; il serait alors un musicien, esclave d’une tribu pygmée aka, jouant des musiques traditionnelles. Sa musique est narrative, versatile et chatoyante : elle est pensée pour traverser le temps, les genres et l’espace. C’est aux quatre coins de la scène que sont disposés les quatre instruments. Le piano, d’origine occidentale, le marimba africain acclimaté en Amérique latine, la clarinette et le violoncelle, souvenir de cordes plus anciennes, forment le symbole du monde, l’ordre de l’univers, l’équilibre des contraires et l’unité.
Entre les musiciens, les danseurs se déploient et explorent les mystères de la géométrie : les formes parfaites du cercle qui, avec le carré, fait dialoguer le ciel et la terre, et du triangle, sainte trinité. Ce que révèlent ces artistes dans la multiplicité de leurs disciplines et celle de leurs origines, dans l’investigation commune en même temps que singulière qu’ils font de cette exploration « triangulaire », c’est la force créatrice de l’hybridation, du faire ensemble aujourd’hui et maintenant.
Mesure[s] choisit ainsi de passer par l’abstraction pour interroger qui nous sommes, questionner la notion de la possession et du point de vue, évoquer la fragilité de la vie, sa fugacité…
Dans les allégories de la danse et le syncrétisme musical, dans la poésie du texte et ses images, à travers chiffres et figures, Mesure[s] met en scène une révolte parfois, et l’espoir surtout.

