La cargaison

Sept
JEU 22
19h30
En partenariat avec le festival Les francophonies, des écritures à la scène
Théâtre
Durée 1h15
À partir de 16 ans
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Covoiturage +

En partenariat avec le festival Les francophonies, des écritures à la scène

Texte et mise en scène Souleymane Bah
Avec Mama Bouras, Moussa Doumbouya, Serge Koto
Assitanant à la mise en scène Rouguiatou Camara ; vocabulaire corporel Serge Aimé Coulibaly assisté de Sayouba Sigué ; création sonore Ibaaku ; scénographie et costumes Ange Blédja Kouassi ; création lumière Keita Adama.

 

 

Production +

production atelier des artistes en exil.
coproduction Les Francophonies, en cours
avec le soutien du CITF et de l’Institut français, du centre culturel franco-guinéen, de l’Institut français du Sénégal à Dakar, du Théâtre du Point du jour.

Souleymane Bah

En octobre 2019 à Conakry, 11 jeunes manifestants succombent sous les balles des forces de l’ordre. L’opposition veut les transformer en martyrs et le gouvernement veut les dissimuler pour ne pas paraître répressif. Pendant des jours, l’État et l’opposition se disputent le destin de ces corps privés de sépulture. En hommage aux victimes de ces événements, Souleymane Bah, auteur, metteur en scène et journaliste exilé en France, écrit une farce polyphonique grinçante et poétique, couronnée par le « Prix théâtre RFI » en 2020. Un road-movie tragique truffé d’humour noir, l’histoire d’une cargaison qui ne trouve pas le repos.

Des hommes, des femmes, un enfant dans le ventre de sa mère… Tour à tour, les morts, la morgue, le cimetière, la balle du fusil qui a tué, le corbillard, le cercueil et Dieu prennent la parole pour témoigner de la situation et s’insurger de leur condition.

Réunissant une équipe artistique originaire de Guinée, de France, du Sénégal, du Burkina Faso, de Côte d’Ivoire et du Bénin, Souleymane Bah y fait parler dépouilles et objets funéraires, pour interroger ce que les mécaniques de confiscation du pouvoir impriment sur les corps et les âmes.

« Ma maman me raconte que le monde n’est pas très beau. Mais elle dit qu’il faut accepter de voir cette laideur du monde si on veut s’émouvoir du peu de beauté qu’il nous propose. »

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